En Asie, notamment en Inde, l'éléphant a très tôt été utilisé comme animal utilitaire, pour porter de lourdes charges ou transporter des hommes. En occident, l'éléphant a très peu été exploité ainsi mais a servi de char d'assaut durant les guerres. Les plus vieilles épopées indiennes parlent déjà de l'atout majeur de l'éléphant en tant que char d'assaut : le Mahâbhârata (« La Grande guerre des Bhârata », grand poème épique dont la rédaction s'étale du IVe siècle av. J.C. au IVe siècle ap. J.C.) nous dit que l'armée idéale doit en compter plusieurs milliers. L'usage de l'éléphant durant les guerres est attesté depuis le 1er millénaire et jusqu'au XIXe siècle en Orient, avec notamment les troupes de Kubilay Khan en Birmanie qui se heurtèrent, selon Marco Polo, à mille éléphants d'assaut avant de prendre Delhi en 1299 ; puis au XVIe et XVIIe siècles, les grands Mogols qui réunissaient de six à douze mille éléphants pour leurs armées ; ou encore les Anglais qui eurent à combattre des éléphants habitués au tir des arquebuses entre le XVIIIe et le XIXe siècle
En Occident, l'usage de l'éléphant de guerre, introduit depuis l'Inde, s'implante quatre siècles avant notre ère mais cette pratique ne perdura que jusque vers le IIIe siècle. Malgré certains avantages, notamment de force de charge et de puissance d'attaque, l'éléphant reste difficile à maîtriser, inconstant et peut même causer des dégâts dans sa propre armée. De plus l'effet de surprise était bien souvent déterminant. Les hommes de l'armée adverse n'ayant jamais vu d'éléphants ne savaient comment réagir et paniquaient. Il existait de nombreux moyens de rendre les éléphants inopérants. En lâchant vers eux des porcs couverts d'un enduit enflammé dont les hurlements effrayaient les éléphants par exemple. Les éléphants d'Hannibal sont tout de même restés dans la légende. Parti d'Espagne avec trente-sept éléphants, Hannibal leur fit traverser le Rhône sur des radeaux puis les Alpes. Une grande partie des éléphants périrent avant la bataille et la plupart des guerres remportées par Hannibal le furent sans éléphants.
En Occident, l'usage de l'éléphant de guerre, introduit depuis l'Inde, s'implante quatre siècles avant notre ère mais cette pratique ne perdura que jusque vers le IIIe siècle. Malgré certains avantages, notamment de force de charge et de puissance d'attaque, l'éléphant reste difficile à maîtriser, inconstant et peut même causer des dégâts dans sa propre armée. De plus l'effet de surprise était bien souvent déterminant. Les hommes de l'armée adverse n'ayant jamais vu d'éléphants ne savaient comment réagir et paniquaient. Il existait de nombreux moyens de rendre les éléphants inopérants. En lâchant vers eux des porcs couverts d'un enduit enflammé dont les hurlements effrayaient les éléphants par exemple. Les éléphants d'Hannibal sont tout de même restés dans la légende. Parti d'Espagne avec trente-sept éléphants, Hannibal leur fit traverser le Rhône sur des radeaux puis les Alpes. Une grande partie des éléphants périrent avant la bataille et la plupart des guerres remportées par Hannibal le furent sans éléphants.
Albert le Grand, se fiant à un récit d'Avicenne, nous explique comment apprivoiser un éléphant et l'habituer à l'homme : il faut creuser une grande fosse et piéger l'éléphant, un premier homme arrive et fouette l'éléphant, puis un second se montre et chasse le premier ; il faut répéter la même scène plusieurs fois jusqu'à ce que l'éléphant reconnaisse le second homme comme son protecteur qui pourra alors libérer l'animal en étant assuré que celui-ci lui sera fidèle. Un éléphant apprivoisé reste tout de même instable et capricieux car trop attaché à un seul homme. Petit à petit l'éléphant devient rare au Maghreb, ce qui explique également pourquoi en Occident il fut vite abandonné comme char d'assaut.
Mais l'éléphant continue néanmoins à se montrer lors des jeux du cirque, durant lesquels ils avaient à combattre d'autres animaux tels des lions, des taureaux ou des tigres, ou de spectacles dans lesquels ils miment les gestes des hommes, lors d'un repas par exemple. Il était même possible d'apprendre à un éléphant à écrire quelques lettres devant un public ou bien à lancer des cailloux sur une cible.
Dans l'iconographie médiévale, l'éléphant est toujours très loin de la réalité avec sa trompe en entonnoir, ses défenses qui ressemblent davantage à celles d'un sanglier, ses pattes qui se terminent par des sabots. Pourtant en 801 Charlemagne reçoit du calife de Bagdad, Hârûn al-Rashîd un éléphant nommé Abul-Abbas.
En Inde l'éléphant est partiellement domestiqué depuis le IIIe millénaire. L'homme qui s'occupe d'un éléphant s'appelle un cornac.
Il est considéré comme un animal très important en Asie d'après ses nombreuses qualités - docile, chaste, intelligent, et puissant - c'est pourquoi il est très présent dans les religions. Il y a d'abord Ganesha, le dieu-éléphant qui symbolise la sagesse ; Indra qui règne sur la pluie et le tonnerre et chevauche l'éléphant Airavata, le premier être sorti de la coquille de Brahma, dans ce monde dont les huit piliers cardinaux sont des éléphants ; le Bouddha, fils de l'éléphant qui féconda la reine Maya de sa trompe, s'est lui-même réincarné en éléphant.
Ganesha ou Ganapati : Dieu de la sagesse qui élimine les obstacles et procure le bonheur. Son gros ventre symbolise l'univers. Seigneur de toutes les classifications qui permettent d'établir des rapports entre différents ordres de choses, entre le microcosme et le macrocosme, c'est-à-dire tout ce qui est visible et invisible dans la création. Son énorme tête d'éléphant représente le macrocosme et sa monture Mûshika, un rat ou une souris, représente le microcosme. Ganesha, fils de Shiva et Pârvatî, n'avait pas de tête d'éléphant à l'origine mais son père l'ayant décapité par accident la remplaça alors par le premier être qu'il croisa. Ce fut un éléphant. On raconte ensuite plusieurs histoires à l'origine de la défense cassée de Ganesha : elle lui aurait servie à rédiger l'épopée du Mahâbhârata sous la dictée de Vyasa ; on raconte également que son père lorsqu'il décapita l'éléphant, lui brisa une défense ; ou encore, Ganesha, une nuit, serait tombé de Mûshika, sa monture et se serait cassé une défense, la lune se moqua alors de lui et c'est pourquoi lors des processions en l'honneur de Ganesha on évite de regarder la lune. Les quatre bras de Ganesha signifient qu'il est le roi de l'univers (macrocosme), qu'il est le créateur de tous les êtres, et qu'il révèlent les quatre vérités, les quatre voies de la connaissance. En plus de nombreux objets et attributs qu'il porte dans ses mains, Ganesha tient dans sa trompe un gâteau sucré qu'on appelle laddu ou modakam, symbole de la nourriture.
Dans l'iconographie médiévale, l'éléphant est toujours très loin de la réalité avec sa trompe en entonnoir, ses défenses qui ressemblent davantage à celles d'un sanglier, ses pattes qui se terminent par des sabots. Pourtant en 801 Charlemagne reçoit du calife de Bagdad, Hârûn al-Rashîd un éléphant nommé Abul-Abbas.
En Inde l'éléphant est partiellement domestiqué depuis le IIIe millénaire. L'homme qui s'occupe d'un éléphant s'appelle un cornac.
Il est considéré comme un animal très important en Asie d'après ses nombreuses qualités - docile, chaste, intelligent, et puissant - c'est pourquoi il est très présent dans les religions. Il y a d'abord Ganesha, le dieu-éléphant qui symbolise la sagesse ; Indra qui règne sur la pluie et le tonnerre et chevauche l'éléphant Airavata, le premier être sorti de la coquille de Brahma, dans ce monde dont les huit piliers cardinaux sont des éléphants ; le Bouddha, fils de l'éléphant qui féconda la reine Maya de sa trompe, s'est lui-même réincarné en éléphant.
Ganesha ou Ganapati : Dieu de la sagesse qui élimine les obstacles et procure le bonheur. Son gros ventre symbolise l'univers. Seigneur de toutes les classifications qui permettent d'établir des rapports entre différents ordres de choses, entre le microcosme et le macrocosme, c'est-à-dire tout ce qui est visible et invisible dans la création. Son énorme tête d'éléphant représente le macrocosme et sa monture Mûshika, un rat ou une souris, représente le microcosme. Ganesha, fils de Shiva et Pârvatî, n'avait pas de tête d'éléphant à l'origine mais son père l'ayant décapité par accident la remplaça alors par le premier être qu'il croisa. Ce fut un éléphant. On raconte ensuite plusieurs histoires à l'origine de la défense cassée de Ganesha : elle lui aurait servie à rédiger l'épopée du Mahâbhârata sous la dictée de Vyasa ; on raconte également que son père lorsqu'il décapita l'éléphant, lui brisa une défense ; ou encore, Ganesha, une nuit, serait tombé de Mûshika, sa monture et se serait cassé une défense, la lune se moqua alors de lui et c'est pourquoi lors des processions en l'honneur de Ganesha on évite de regarder la lune. Les quatre bras de Ganesha signifient qu'il est le roi de l'univers (macrocosme), qu'il est le créateur de tous les êtres, et qu'il révèlent les quatre vérités, les quatre voies de la connaissance. En plus de nombreux objets et attributs qu'il porte dans ses mains, Ganesha tient dans sa trompe un gâteau sucré qu'on appelle laddu ou modakam, symbole de la nourriture.
D'après un bestiaire de Grande-Bretagne datant du troisième quart du XIIIe siècle : « Le dragon est le plus grand des animaux rampants. Il naît en Éthiopie ; il a la gueule petite, le corps grand et reluisant comme or fin et la queue longue. C'est l'ennemi de l'éléphant ; par les jambes il l'abat ; c'est avec sa queue qu'il triomphe de lui ; là est, en effet, le principe de sa force ; sa gueule ne porte point de venin. »
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire